Sortie d’Église 2026

Le 26 avril 2026, par une belle journée estivale, 48 participants de l’église Béthel de 1 an à 92 ans se sont donnés rendez-vous à 8h30 sur le parking de l’église pour sa sortie annuelle en Franche-Comté.
L’église Béthel est évidement un lieu de culte, de louanges, de prières et de messages, mais pas que … c’est également un lieu de communion fraternelle, de vie, de convivialité dont fait partie cette sortie.
À 8h30, tout le monde était présent et ravi pour le départ en autocar Royer pour le musée de l’aventure Peugeot à Montbéliard.

Après une petite heure et demi de route, nous voilà arrivés à destination même avant l’heure d’ouverture du musée.
À peine les portes d’entrées ouvertes, jeunes et aînés se sont empressés à déambuler librement dans ce site historique de la marque Peugeot. Une grande partie des participants était stupéfaite de la grand diversité des domaines où excellait la marque Peugeot.
Une diversification surprenante entre les arts ménagers, l’outillage, la mode et le quotidien puis la révolution du vélo et la plus importante, l’industrie automobile et même dans le domaine musical avec le piano.

Le musée, c’est 8000 m2 de surface d’exposition, 130 véhicules exposés, 50 cycles et motocycles et plus 1500 objets estampillés Peugeot.
Le musée de l’aventure Peugeot raconte ainsi l’histoire de plus de deux siècles d’une passion et d’un défi technologique de la marque, de 1810 à nos jours.
L’espace cycles retrace plus de 100 ans d’histoire des deux roues depuis 1886 à un récent concept Bike actuel.
Dans le domaine de l’automobile qui occupe l’espace le plus important du musée, nous trouvons les premières voitures de 1889 à vapeur en passant par la mythique 201 des années 1930 avec un moteur thermique jusqu’aux modèles les plus récents de la marque .
Parmi les modèle incontournables, sont présentées les 905 et 908 victorieuses des 24 heures du Mans en 1992, 1993 et 2009 ainsi qu’une 205 turbo, 16 fois championne du monde des rallyes en 1985 et 1986.

Après l’émerveillement de cette exposition, nous nous sommes donnés rendez-vous à 11h30 au bus pour le départ pour Couthenans au musée de la vache Montbéliarde où Mr et Mme Huckel Thierry et Mireille nous attendaient à midi pour l’apéritif et un repas franc-comtois.
La météo était vraiment propice à l’apéro pour un Pastis et des bretzels sur la belle terrasse avec une belle vue sur le verger.
Suivi par le repas dans la salle du musée de la vache Montbéliarde où des tables bien dressées avec des nappes en kelsch, décorées par des vases de brins de muguets, avec des chaises juponnées.

Mais la bonne surprise nous attendait, l’excellent et goutteux repas franc-comtois préparé par amour par Mireille, cheffe de cuisine des lieux, entourée par son équipe de service composée par la famille et des amis.

Tout le monde était ravi par cette bonne potée faite maison, spécialité de la région composée évidement de la fameuse saucisse de Montbéliard, pommes de terre, morilles et bien sur pour bien caler l’estomac, une bonne cancoillotte par-dessus et tout ça précédé par une salade Francontoise et suivie par un feuilleté aux pommes.
Le tout généreusement servi à avoir la peau du ventre bien tendu …

Après le café à 14h nous allons rejoindre la terrasse pour une petite méditation portant sur le texte de Jean 10.1-10 assuré par notre pasteur Bertrand avec pour thématique l’image du Berger qui est Jésus, qui connaît la réalité de chacun d’entre nous et nous invite à refléter son amour dans nos entourage de vie. Amour que nous avons pu mettre en pratique lors de cette sortie et qu’il faudra prolonger tout au long de notre vie.
Les chants étaient accompagnés à l’accordéon par Annelise Ritter et Jacky Rœllinger à la guitare pour rythmer ce moment de louange.

De retour au musée vers 15h, Mr. Thierry Huckel nous fait la présentation du musée de la vache Montbéliarde, ses fondateurs et l’historique de cette race, dont voici un court résumé :

Pierre Graber avec son père et ses frères ont été chassés d’Huttwill (canton de Berne) avec confiscation de leurs biens à la fin du XVIIème siècle pour raison d’anabaptisme.Il trouve refuge début du XVIII ème siècle dans une ferme au Nord-Est du Haut-Rhin. Il devient maître tisserand et suite à l’Edit d’expulsion de Louis XIV, Pierre Graber avec son épouse et leurs 6 enfants sont hébergés par le prince de Montbéliard Léopold-Eberhart au Nord-Ouest du Pays de Montbéliard dans les « cinq villages des bois » avec 12 autres familles de « frères suisses » dont la famille Fahrni. La famille Graber apporte la culture et la consommation de la pomme de terre. Son fils aîné Jean Graber marié à Catherine Fahrni construisent et louent une ferme à Couthenans au milieu du XVIII ème. Dans cette ferme, une pièce est dédiée au métier à tisser pour fabriquer de la toile et de la verquelure (équivalent du Kelche Alsacien) dont des pièces d’époque sont exposées au musée.
Les frères suisses ont apporté beaucoup d’innovation et d’amélioration dans la culture et l’élevage, comme l’usage de la faux, la fin de la jachère, l’irrigation, le drainage, la fumure …
Leurs sélections avec des bovins venus de Suisse permirent d’obtenir une vache rouge « ramelée » de blanc classée parmi les races franco-suisses ou alsaciennes lors des comices ou concours agricoles.
Suite à l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne, Joseph Graber (5ème génération sur la ferme de Couthenans) présente des vaches sous le nom de montbéliardes pour la première fois en 1873 au concours régional de Langres.
La montbéliarde est intéressante pour son lait, sa viande et sa force.
Le musée présente cette histoire illustrée avec de nombreux documents et objets historiques de la famille Graber, notamment une collection d’ouvrage de piété anabaptiste dont une bible ancienne, élément central de leur vie.

Après cette intervention, Marc Peterschmitt, vétérinaire, nous a donné un éclairage scientifique sur la génétique dont voici un extrait :
En terme de sélection animale, la France a été championne du monde dans la création des races.
Pour se faire, tout passe par le matériel génétique, l’ADN, qui code toutes les caractéristiques morphologiques du monde vivant, végétal, animal et humain. La création des races passe donc par les mariages d’individus qui présentent des caractéristiques morphologiques communes et qu’on veut préserver, afin de stabiliser ces caractéristiques dans la descendance.
On a donc régulièrement recours, de façon plus ou moins contrôlée, à la consanguinité.
Les caractéristiques morphologiques qu’on souhaite sélectionner peuvent être très variables : esthétiques (une couleur par exemple), services (chien de garde), productivité (quantité de lait), etc… Au jour où la séquence ADN des êtres vivants est presque intégralement déterminée, les moyens de sélection sont bien plus grands qu’à l’époque où les premiers mennonites ont commencé à sélectionner la Montbéliarde. Le progrès génétique est donc bien plus rapide, bien qu’on atteigne progressivement des limites et que ces avancées scientifiques peuvent elles aussi présenter des travers.

Après toutes ces bonnes paroles et ce bon repas franc-comtois, tout ce petit monde ravi et enchanté par cette belle sortie, s’est dirigé à 17h vers le bus pour le retour à Neuf-Brisach.
Notre reconnaissance va surtout à notre Seigneur pour cette belle journée ensoleillée et pour la grâce qu’il nous a accordée d’avoir pourvu à tous nos besoins et bien au- delà pendant cette sortie et gardés et préservés de tout accident ou incident.

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